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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Pourridié phytophthoréen

Les pommiers dont le collet ou la base du tronc est fortement envahi par la pourriture sont facilement renversés par des vents violents. Collet et base du tronc d’un pommier fortement envahi par la pourriture; noter la fissure sombre formée par le chancre.  Déterrer la base du pommier pour confirmer la présence de pourriture sur le collet et la base du tronc. En grattant l’écorce pour l’ôter du collet et de la base d’un arbre fruitier infecté par Phytophthora, on peut apercevoir un chancre rouge orangé délimité par un contour sombre qui le sépare des tissus sains, qui eux sont blancs.
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Débutant

Nom scientifique
Phytophthora spp.

Identification

  • Les symptômes sont, au départ, très difficile à déceler, et peuvent se manifester :
    • au-dessus du niveau du sol, à la base du tronc et généralement à la hauteur du greffon;
    • sur la partie du collet se trouvant sous le niveau du sol, à la jonction du tronc et des racines;
    • sur les racines.
  • Les bourgeons infectés se gonflent et s’ouvrent, puis les feuilles semblent se déployer normalement au printemps, mais les arbres infectés se flétrissent et s’effondrent soudainement après le débourrement.
  • Les arbres affaiblis par des racines pourries sont facilement renversés par des vents violents.
  • Un chancre violet peut se former à la base des pommiers infectés.
  • Pour diagnostiquer la pourriture qui se manifeste sur les organes souterrains, dégager le sol qui entoure le collet et les racines des pommiers morts ou moribonds et gratter l’écorce qui recouvre la base du tronc et les racines :
    • Un chancre ou des stries allant de l’orangé au brun rougeâtre sur le cambium du collet ou à la base du tronc, ou tout juste sous l’épiderme des racines sont de bons indices d’une infection par Phytophthora.
    • Le chancre orangé tirant sur le rouge est souvent délimité par un contour sombre ou noir qui le sépare des tissus sains, qui eux sont blancs.
  • Pour identifier l’agent pathogène, envoyer un échantillon des racines ou des tissus du collet qui sont atteints à un laboratoire de diagnostic phytosanitaire accrédité.

Souvent confondu avec

  • La brûlure du collet et du porte-greffes - La brûlure du collet et du porte-greffes est difficile à distinguer du pourridié phytophthoréen du col. Des pousses et des drageons infectés par la brûlure bactérienne avec un suintement bactérien peuvent accompagner le chancre. Pour une identification exacte, il faut acheminer un échantillon des tissus de la couronne et des racines malades à un laboratoire de diagnostic phytosanitaire reconnu.
  • La carence en fer – Les feuilles sont jaunes entre les nervures, mais ces dernières restent vertes sauf dans les cas extrêmes, qui peuvent être causés par des blessures mécaniques ou des chancres du tronc, ou encore être le résultat de niveaux élevés du pH du sol.

Période d’activité
Souvent, c’est au printemps que l’on observe les premiers symptômes sur des pommiers gravement infectés. Selon leur taille et leur état de santé, les arbres infectés déclinent peu à peu sur plusieurs années ou meurent quelques semaines à peine après l’apparition des premiers symptômes.

Notes de surveillance
La meilleure façon d’évaluer les niveaux de maladie est le dépistage sur une base régulière. Inspecter les arbres pour une faible élongation des pousses et des fruits de petit calibre. Rechercher des indices de chancre pourpre près de la zone de la couronne ou du collet.

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi.

Avancé

Nom scientifique
Phytophthora spp.

Identification
Les symptômes peuvent se manifester :

  • au-dessus du niveau du sol, à la base du tronc et généralement à la hauteur du greffon;
  • sur la partie du collet se trouvant sous le niveau du sol, à la jonction du tronc et des racines;
  • sur les racines.

Quel que soit l’endroit où la pourriture se forme, au départ, elle sera très difficile à déceler. Les bourgeons des arbres infectés se gonflent et s’ouvrent, puis les feuilles semblent se déployer normalement au printemps, mais les arbres infectés se flétrissent et s’effondrent soudainement après le débourrement. Faute d’un support suffisant, les arbres affaiblis par des racines pourries sont facilement renversés par des vents violents. Un chancre violet peut se former à la base des pommiers infectés.

Pour diagnostiquer la pourriture qui se manifeste sur les organes souterrains, dégager le sol qui entoure le collet et les racines des pommiers morts ou moribonds et gratter l’écorce qui recouvre la base du tronc et les racines. Un chancre ou des stries allant de l’orangé au brun rougeâtre sur le cambium du collet ou à la base du tronc, ou tout juste sous l’épiderme des racines sont de bons indices d’une infection par Phytophthora. Le chancre orangé tirant sur le rouge est souvent délimité par un contour sombre ou noir qui le sépare des tissus sains, qui eux sont blancs. Pour identifier l’agent pathogène, envoyer un échantillon des racines ou des tissus du collet qui sont atteints à un laboratoire de diagnostic phytosanitaire accrédité.

La plupart des arbres en croissance active tolèrent un certain degré de pourriture sur leurs racines et leur collet et peuvent freiner pendant un temps la progression de la maladie. Par contre, les jeunes arbres en dormance ou les arbres qui ont une croissance lente parce qu’ils sont soumis à d’autres facteurs de stress sont les plus sensibles, particulièrement quand l’agent pathogène est encore actif.

Souvent confondu avec

  • La brûlure du collet et du porte-greffes - La brûlure du collet et du porte-greffes est difficile à distinguer du pourridié phytophthoréen du col. Des pousses et des drageons infectés par la brûlure bactérienne avec un suintement bactérien peuvent accompagner le chancre. Pour une identification exacte, il faut acheminer un échantillon des tissus de la couronne et des racines malades à un laboratoire de diagnostic phytosanitaire reconnu.
  • La carence en fer – Les feuilles sont jaunes entre les nervures, mais ces dernières restent vertes sauf dans les cas extrêmes, qui peuvent être causés par des blessures mécaniques ou des chancres du tronc, ou encore être le résultat de niveaux élevés du pH du sol.

Biologie
Plusieurs agents pathogènes sont responsables de la pourriture des racines de pommiers. Les organismes le plus souvent en cause en Ontario sont les espèces du genre Phytophthora. On décrit parfois ces organismes pathogènes terricoles comme des « moisissures aqueuses », même si en fait, ils ne sont pas des moisissures à proprement parler. Les espèces du genre Phytophthora sont étroitement apparentées aux algues jaune brun. Bien qu’elles ne soient pas considérées comme étant de véritables champignons, elles regroupent des organismes qui, comme les champignons, préfèrent les lieux très humides. Certaines espèces s’attaquent à des hôtes spécifiques tandis que d’autres, comme celles qui infectent les racines des pommiers ont un vaste éventail d’hôtes.

Période d’activité
Souvent, c’est au printemps que l’on observe les premiers symptômes sur des pommiers gravement infectés. Selon leur taille et leur état de santé, les arbres infectés déclinent peu à peu sur plusieurs années ou meurent quelques semaines à peine après l’apparition des premiers symptômes.

Notes de surveillance
La meilleure façon d’évaluer les niveaux de maladie est le dépistage sur une base régulière. Inspecter les arbres pour une faible élongation des pousses et des fruits de petit calibre. Rechercher des indices de chancre pourpre près de la zone de la couronne ou du collet.

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi.

Moyens de lutte

  • Il n’y a plus rien à faire une fois que Phytophthora sévit dans un verger de pommiers. Certains fongicides sont homologués comme traitements préventifs contre la pourriture de la base du tronc qui se trouve hors du sol, mais uniquement pour les pommiers non fructifères.
  • Au moment de choisir l’emplacement d’un verger, rechercher si possible des champs offrant un bon drainage et des sols légers. Si le sol est lourd ou retient l’eau pendant de longues périodes, envisager de faire installer un réseau de drainage souterrain.
  • Comme l’agent pathogène frappe quand les sols restent saturés pendant de longues périodes, les précautions prises lors de l’irrigation pour éviter de trop arroser réduisent les risques d’infections et de propagation des pathogènes.
  • Choisir des porte-greffes affichant une certaine résistance à Phytophthora, surtout si les plantations se font dans des sols lourds qui sont mal drainés. Des porte-greffes résistant à Phytophthora incluentCG.30, CG.6210 et G.16). Le porte-greffe M.9 et les porte-greffes de semis affichent une certaine résistance à la pourriture des racines causée par Phytophthora, mais les M.26, M.7 et MM.106 sont considérés comme étant de moyennement sensibles à très sensibles.
  • Inspecter minutieusement les racines, le collet et le greffon des jeunes pommiers pour s’assurer de ne planter que des arbres sains.
  • Inspecter le filet qui entoure la base des jeunes pommiers pour s’assurer que ceux-ci sont bien protégés des dommages causés par les rongeurs au printemps. Prendre soin de dégager les débris qui pourraient s’être logés à l’intérieur pour éviter qu’ils ne retiennent l’humidité près du tronc et n’offrent un site de choix à Phytophthora pour s’installer et se propager.
  • Voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire, pour connaître la liste des produits recommandés.