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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Moucheture

Symptômes de la moucheture sur une pomme.
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Débutant

Nom scientifique
Schizothyrium pomi

Identification

  • Se présente comme de petits points noirs, luisants et nettement définis, d’environ 0,5 mm de diamètre, réunis par petits groupes qui en comptent quelques-uns ou de nombreux à la surface du fruit.
  • Ils paraissent distincts les uns des autres, mais ils sont en fait reliés de manière à former des colonies.
  • Les colonies n’ont pas toutes la même taille, mais elles sont habituellement de forme ronde ou irrégulière et mesurent de 1–3 cm de diamètre.

Souvent confondue avec

  • Les excréments d’insectes (particulièrement ceux de la cicadelle blanche du pommier) - Les excréments ont toutefois tendance à être moins bien définis et se détachent plus facilement, surtout si on les frotte avec un linge mouillé.
  • Les taches de suie - La moucheture se présente comme de petits points noirs, luisants et nettement définis à la surface du fruit; les taches de suie se présentent comme des taches diffuses allant du brun au vert olive aux contours irréguliers sur la peau de la pomme.

Période d’activité
La moucheture est une maladie estivale qui apparaît sur la pomme du milieu de l’été jusqu’à la cueillette.

Notes de surveillance
Du début de la saison jusqu’à la cueillette, inspecter sur chacun de dix pommiers choisis au hasard, vingt-cinq fruits situés à l’intérieur de la frondaison. Il est plus probable de trouver des symptômes sur les fruits de pommiers mal élagués dans les parties du verger où l’assèchement est lent, où le brouillard se dissipe lentement et où l’eau séjourne plus longtemps.

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi. La plupart des fongicides efficaces contre la tavelure maîtrisent aussi la moucheture et les taches de suie. Pour prévenir la moucheture, la meilleure approche consiste à protéger les fruits avec des fongicides tout l’été, avec des applications régulières après 270 heures accumulées de mouillage après le stade du calice. Les infections de fin de saison (septembre ou octobre) peuvent survenir dans les vergers où des pluies de fin d’été auraient lavé les résidus de fongicides, il faut donc refaire le traitement de fongicide à la fin août ou en septembre si plus de 5 cm de pluie sont tombés depuis la dernière application de fongicides.

Avancé

Nom scientifique
Schizothyrium pomi

Identification
La moucheture se présente comme de petits points noirs, luisants et nettement définis, d’environ 0,5 mm de diamètre, réunis par petits groupes qui en comptent quelques-uns ou de nombreux à la surface du fruit (figure 4–136). Ce sont des organes de fructification appelés thyriothecia, qui, même s’ils paraissent distincts les uns des autres, sont en fait reliés par un mycélium de manière à former des colonies. Les colonies n’ont pas toutes la même taille, mais elles sont habituellement de forme ronde ou irrégulière et mesurent de 1–3 cm de diamètre.

Les symptômes des taches de suie et de la moucheture deux maladies se manifestent souvent simultanément. Les deux champignons ne prolifèrent qu’à la surface des fruits; ils n’endommagent pas la chair.

Souvent confondue avec

  • Les excréments d’insectes (particulièrement ceux de la cicadelle blanche du pommier) - Les excréments ont toutefois tendance à être moins bien définis et se détachent plus facilement, surtout si on les frotte avec un linge mouillé.
  • Les taches de suie - La moucheture se présente comme de petits points noirs, luisants et nettement définis à la surface du fruit; les taches de suie se présentent comme des taches diffuses allant du brun au vert olive aux contours irréguliers sur la peau de la pomme.

Biologie
Le champignon responsable de la moucheture hiverne à l’état de thyriothèces sur des pousses de pommiers, des pommes de rebut et sur de nombreux hôtes sauvages dont les ronces, les chênes et les érables. Les ascospores à maturité sont libérées durant des périodes de pluie, pendant une période de un mois ou deux précédant la floraison. Des conditions douces et pluvieuses ou humides (humidité relative supérieure à 96 %) sont propices à la propagation de la maladie. En laboratoire, les conidies germent entre 8 et 24 °C et les colonies se forment entre 12 et 24 °C. Les symptômes apparaissent de 10 à 12 jours après l’infection si les conditions sont optimales, mais peuvent n’apparaître qu’un mois après l’infection si les conditions sont moins qu’optimales.

Étant donné que le champignon responsable de la moucheture hiverne à l’extérieur du verger, les risques d’infection des fruits ne sont pas très grands tant que les plantes hôtes vivant dans les rangées périmétriques ne commencent à produire des spores de deuxième génération (conidies). La production des conidies survient généralement au terme d’environ 270 heures de mouillage accumulées après le calice, ce qui correspond habituellement à une période de quatre à six semaines après le calice. La production, par des hôtes vivant hors des limites du verger, de conidies qui sont soufflées par le vent vers les pommiers donne alors lieu à une seconde vague d’infections responsable de l’apparition de la moucheture vers la fin de l’été. Dans les vergers où l’on cesse les pulvérisations de fongicides au début de juin, les infections par les champignons responsables de la moucheture deviennent visibles après environ 540 heures de mouillage accumulées après le calice, alors qu’une autre génération de champignons est parvenue à maturité. La moucheture se manifeste aussi en septembre et en octobre dans les vergers qui ont fait l’objet de pulvérisations durant l’été. Il arrive alors que les pluies de fin d’été emportent les fongicides protecteurs, ce qui ouvre la voie aux infections des fruits avant la cueillette. Dans le cas de ces infections de fin de saison, la moucheture peut, en l’espace de quelques jours, apparaître soudainement sur une grande proportion des fruits.

Période d’activité

La moucheture est une maladie estivale qui apparaît sur la pomme du milieu de l’été jusqu’à la cueillette. Le fruit peut devenir infecté à tout moment après que les arbres aient été exposés à 270 heures accumulées de mouillage à partir du stade du calice (se produit généralement de quatre à six semaines après le stade du calice). Les premiers symptômes apparaissent habituellement entre le début et le milieu de juillet. Dans les vergers faisant l’objet de traitements fongicides durant l’été, la moucheture apparaît habituellement en septembre ou octobre. Ces infections de fin de saison se déclenchent en règle générale une fois que les pluies de fin d’été ont lavé les résidus de fongicides qui protégeaient les fruits, laissant ceux-ci en proie aux infections avant la cueillette. Quand cela se produit, la moucheture peut apparaître soudainement, en l’espace de quelques jours, sur un fort pourcentage de fruits. Dans les vergers où l’on cesse les pulvérisations de fongicides au début de juin, les infections par les champignons responsables de la moucheture deviennent visibles après environ 540 heures de mouillage accumulées après le calice, alors qu’une autre génération de champignons est parvenue à maturité.

Notes de surveillance
Il faut vérifier si les fruits montrent des signes d’infection. Du début de la saison jusqu’à la cueillette, inspecter sur chacun de dix pommiers choisis au hasard, vingt-cinq fruits situés à l’intérieur de la frondaison. Il est plus probable de trouver des symptômes sur les fruits de pommiers mal élagués dans les parties du verger où l’assèchement est lent, où le brouillard se dissipe lentement et où l’eau séjourne plus longtemps.

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi. La plupart des fongicides efficaces contre la tavelure maîtrisent aussi la moucheture et les taches de suie (pour plus d’information voir la publication 360F, Guide de la culture fruitire, du MAAARO). En général cette maladie fait son apparition dans les vergers où l’on a réduit les programmes estivaux de fongicides parce qu’il n’y avait plus de tavelure. Pour prévenir la moucheture, la meilleure approche consiste à protéger les fruits avec des fongicides tout l’été, avec des applications régulières après 270 heures accumulées de mouillage après le stade du calice. Les infections de fin de saison (septembre ou octobre) peuvent survenir dans les vergers où des pluies de fin d’été auraient lavé les résidus de fongicides, il faut donc refaire le traitement de fongicide à la fin août ou en septembre si plus de 5 cm de pluie sont tombés depuis la dernière application de fongicides.   

Moyens de lutte

  • La présence de ces maladies est un indice que les résidus de fongicides à la surface des fruits sont absents ou insuffisants.
  • Comme l’apparition de la moucheture est étroitement liée au microclimat entourant le fruit, s’assurer de tout mettre en œuvre pour favoriser l’assèchement des pommiers et des fruits.
  • Le meilleur moyen de faire échec à ces maladies est de bien tailler les pommiers en visant à maintenir la frondaison ouverte. Des chercheurs ont montré qu’un élagage effectué durant l’été réduit d’environ 50 % l’incidence de la moucheture dans les vergers non traités.
  • En éclaircissant les bouquets de fruits et en élaguant les pommiers durant l’été, on améliore la circulation d’air et on favorise un bon recouvrement par les fongicides.
  • Le fait de débarrasser le verger et les haies naturelles qui l’entourent des hôtes intermédiaires, surtout des ronces, contribue à réduire l’inoculum.
  • En Ontario et dans le nord-est des États-Unis, les traitements fongicides effectués entre la mi-juin et la fin août protègent par la suite la culture de ces deux maladies.
  • Le moyen le plus sûr de prévenir la moucheture est de protéger les pommes à l’aide de fongicides durant l’été, de reconnaître que les conidies infectent les fruits en tout temps dès que les pommiers ont été exposés à 270 heures de mouillage accumulées après le calice. Afin d’assurer le taux de recouvrement indispensable à l’efficacité des traitements fongicides de fin d’été, bien régler la vitesse d’avancement du pulvérisateur, utiliser le bon volume d’eau et ajouter un surfactant afin de bien mouiller le feuillage.
  • Des recherches donnent à croire que les fongicides appliqués au début de l’été n’enraient pas les infections préexistantes. Par conséquent, celles-ci peuvent se déclarer à nouveau et se manifester en septembre sur les fruits qui ne sont plus protégés par des résidus de fongicides.