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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Taches vésiculaires

Les premières taches vésiculaires sont souvent décelées près de l’œil des fruits exposés au soleil sur le pourtour du houppier. Les taches vésiculaires prennent tôt ou tard l’aspect de cloques brunes auréolées de noir pourpré dont le diamètre atteint tout au plus 4–5 mm à la surface des fruits. Nécrose de la nervure centrale sur des feuilles des pousses tendres infectées par la bactérie responsable des taches vésiculaires. Lésions croûtées de couleur brune sur la nervure centrale et le pétiole à la face inférieure des feuilles infectées par la bactérie responsable des taches vésiculaires.
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Débutant

Nom scientifique
Psuedomonas syringae

Identification           

  • Les symptômes sur le fruit se manifestent initialement par de petites cloques aqueuses à la surface des fruits souvent décelées près de la cuvette oculaire (œil) des fruits.
  • Ces lésions prennent l’aspect de cloques brunes auréolées de noir pourpré dont le diamètre atteint tout au plus 4–5 mm à la surface des fruits et ne pénètrent que rarement la chair sur plus de 1–2 mm de profondeur.
  • Aucune pourriture ne se développe dans les fruits, mais il peut y avoir de quelques-unes à plus d’une centaine de taches sur une pomme.
  • Une nécrose de la nervure centrale est observée sur les feuilles infectées des pousses tendres.
  • Des lésions croûtées de couleur brune apparaissent sur la nervure centrale à la face inférieure des feuilles, qui finissent par s’enrouler et se cloquer.
  • D’autres champignons peuvent à l’occasion pénétrer les taches vésiculaires pour laisser des zones pourries sur les fruits.

Souvent confondues avec
La tavelure du pommier sur le fruit
La brûlure bactérienne sur les feuilles

Période d’activité
La tache vésiculaire est observée dans les vergers du stade du calice jusqu’à la fin juin. Les jeunes pommes Mustu sont particulièrement sensibles deux semaines après la chute des pétales et pendant environ six semaines par la suite (fin de juillet). Souvent, les symptômes n’apparaissent pas avant le milieu ou la fin de juillet, après quoi la bactérie ne peut plus infecter les fruits.

Notes de surveillance
Lors du dépistage dans les variétés vulnérables comme les pommes Mutsu et Shizuka, noter les feuilles et les fruits infectés en inspectant pour d’autres ravageurs. Les symptômes sur les fruits sont observés sur ceux qui poussent vers l’extérieur de l’arbre face au soleil. 

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi. Faire des traitements fongicides préventifs sur les cultivars sensibles (Mutsu et Shizuka).

Avancé

Nom scientifique
Psuedomonas syringae

Identification           
Les symptômes se manifestent initialement par de petites cloques aqueuses associées aux lenticelles (pores) à la surface des fruits. Les premières taches sont souvent décelées près de la cuvette oculaire (œil) des fruits exposés au soleil sur le pourtour du houppier. Souvent, les symptômes n’apparaissent pas avant le milieu ou la fin de juillet, après quoi la bactérie ne peut plus infecter les fruits. Les lésions prennent tôt ou tard l’aspect de cloques brunes auréolées de noir pourpré dont le diamètre atteint tout au plus 4–5 mm à la surface des fruits. Les lésions ne pénètrent que rarement la chair sur plus de 1–2 mm de profondeur. Aucune pourriture ne se développe dans les fruits, mais il peut y avoir de quelques-unes à plus d’une centaine de taches sur une pomme, ce qui réduit sensiblement la qualité des fruits sur le marché du frais.

Une nécrose de la nervure centrale est observée sur les feuilles infectées des pousses tendres. Des lésions croûtées de couleur brune apparaissent sur la nervure centrale à la face inférieure des feuilles, qui finissent par s’enrouler et se cloquer.

Comme les fruits sont couverts d’imperfections superficielles, ils sont impropres au marché du frais. D’autres champignons peuvent à l’occasion pénétrer les taches vésiculaires pour laisser des zones pourries sur les fruits.

Souvent confondues avec
La tavelure du pommier sur le fruit
La brûlure bactérienne sur les feuilles

Biologie
La bactérie passe l’hiver dans les bourgeons, les cicatrices sur les feuilles et les fruits infectés de la saison précédente laissés sur le sol du verger. Même si les bourgeons infectés semblent sains, les bactéries se multiplient au printemps et sont disséminées par des éclaboussures de pluie sur les feuilles et d’autres parties végétales présentes dans le verger. Les bactéries survivent et se multiplient sur les surfaces foliaires de même que sur les mauvaises herbes du verger, sans causer aucun symptôme. Les conditions chaudes, humides ou pluvieuses du printemps et du début de l’été favorisent la prolifération des populations bactériennes et l’infection subséquente des nervures des feuilles et des fruits. À la fin du printemps ou au début de l’été, une brève averse suffit à transporter les bactéries sur les fruits en pleine croissance où elles s’immiscent par les pores ou les lenticelles. Les jeunes pommes Mustu sont particulièrement sensibles deux semaines après la chute des pétales et pendant environ six semaines par la suite (fin de juillet), après quoi les lenticelles ne sont plus sensibles à l’infection par la bactérie.

Période d’activité
La tache vésiculaire est observée dans les vergers du stade du calice jusqu’à la fin juin. La bactérie passe l’hiver dans les bourgeons, les cicatrices sur les feuilles et les fruits infectés de la saison précédente laissés sur le sol du verger. Les conditions chaudes, humides ou pluvieuses du printemps et du début de l’été favorisent la prolifération des populations bactériennes et l’infection subséquente des nervures des feuilles et des fruits. Souvent, les symptômes n’apparaissent pas avant le milieu ou la fin de juillet, après quoi la bactérie ne peut plus infecter les fruits. Les jeunes pommes Mutsu sont particulièrement sensibles deux semaines après la chute des pétales et pendant environ six semaines par la suite (fin de juillet).

Notes de surveillance
Lors du dépistage dans les variétés vulnérables comme les pommes Mutsu et Shizuka, noter les feuilles et les fruits infectés en inspectant pour d’autres ravageurs. Les symptômes sur les fruits sont observés sur ceux qui poussent vers l’extérieur de l’arbre face au soleil. 

Seuils d’intervention
Aucun seuil n’a été établi. Faire des traitements fongicides préventifs sur les cultivars sensibles.

Moyens de lutte

  • Pour la plantation d’un bloc de pommiers Mutsu, obtenir du matériel de pépinière exempt de la maladie et éviter de planter des pommiers à proximité de blocs plantés de pommiers Mutsu plus vieux où sévit la maladie.
  • Le cultivar Shizuka donne des pommes qui ont un aspect et une qualité semblables à celles du cultivar Mutsu tout en étant beaucoup moins sensible aux taches vésiculaires. Il peut donc servir de substitut dans les vergers dont les pommes ont déjà été atteintes de taches vésiculaires.
  • Éviter d’utiliser un système d’aspersion sur frondaison durant la période où les fruits sont sensibles à la maladie.
  • Un bloc « propre » nouvellement planté de pommiers Mutsu demeure souvent exempt de la maladie pendant une longue période. Tôt ou tard, les bactéries responsables de l’apparition de taches vésiculaires se disséminent dans le verger, causant initialement de faibles taux d’infection. Si rien n’est fait pour maîtriser la maladie toutefois, 80 % et plus des fruits du verger peuvent être infectés.
  • La maladie peut être moins dévastatrice au cours des années où les conditions météorologiques ne sont pas propices à la propagation des bactéries et au développement de la maladie.
  • Une fois que les taches vésiculaires ont envahi un verger, rien ne peut être fait pour éradiquer la maladie, sauf qu’une gestion appropriée réduit les dommages causés aux fruits chaque année. Des recherches récentes montrent que certains produits dotés de propriétés bactéricides réduisent efficacement les taux d’infection.
  • Pour plus d’information sur les produits homologués pour la maîtrise des taches vésiculaires, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.