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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Tavelure du pommier

Les lésions fraîches de la tavelure du pommier ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive et ont un contour diffus. Les lésions fraîches de la tavelure du pommier ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive et ont un contour diffus. Avec le temps, les lésions vert olive de la tavelure deviennent brun foncé ou noires. Les lésions sur les feuilles plus vieilles sont surélevées, vont du vert foncé au gris-brun et ont des contours définis. Petite lésion de tavelure sur un fruit.  Lésion de tavelure devenue brune, liégeuse et croûteuse. Les fruits infectés par la tavelure alors qu’ils ne sont pas encore parvenus à maturité deviennent difformes et fissurés. Les infections des fruits qui se produisent vers la fin de l’été peuvent passer inaperçues au moment de la cueillette, mais elles se traduiront par l’apparition en cours d’entreposage, de lésions de la tavelure mouchetée.
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Débutant

Nom scientifique
Venturia inaequalis

Identification
Feuilles :

  • Les deux côtés peuvent développer des lésions, le revers des feuilles soit habituellement touché en premier.
  • Les lésions fraîches ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive, ont un contour diffus et, souvent, ne sont perceptibles qu’après le stade calice.
  • Avec le temps, les lésions vert olive deviennent brun foncé ou noires.
  • Les lésions sur les feuilles plus vieilles sont en règle générale surélevées, vont du vert foncé au gris-brun, ont des contours définis et provoquent le gondolement de la feuille vers le bas.
  • Les feuilles qui sont fortement infectées par la tavelure s’enroulent vers l’intérieur, se rident et tombent au sol.

Fruits :

  • De petites taches apparaissent.
  • Au fur et à mesure que les taches s’étendent et vieillissent, leur centre perd l’aspect velouté et noircit, devient liégeux et croûteux.
  • Un fruit lourdement infecté devient difforme et fissuré.
  • Les infections qui se produisent vers la fin de l’été peuvent passer inaperçues au moment de la cueillette, mais se traduiront par l’apparition en cours d’entreposage, de points de la grosseur de têtes d’épingle (« tavelure mouchetée »), concentrés autour de la cuvette oculaire.

Souvent confondue avec

  • La tache vésiculaire - La tache vésiculaire se manifeste initialement sur les fruits par de petites cloques qui n’affectent que les pommes Mutsu, les lésions pénètrent la peau du fruit. La tavelure du pommier s’attaque à différentes variétés et les petites lésions ne pénètrent pas la peau. Toutefois à mesure qu’elles s’étendent les lésions fissurent la peau.
  • La tache de suie du pommier - La tache de suie du pommier n’apparaît que sur le fruit sous la forme de taches allant de brunes à vert olive à la surface de la peau. Les lésions causées par la tavelure du pommier s’attaquent à la fois aux fruits et au feuillage. Sur les fruits et les feuilles les lésions sont vertes et d’aspect velouté, puis en vieillissant elles deviennent noires et liégeuses.

Période d’activité
La tavelure du pommier est en activité du stade de la pointe verte jusqu’à la chute des feuilles en automne.

Notes de surveillance
À partir du stade de la pointe verte il faut inspecter les feuilles et les fruits à la recherche d’indices de la tavelure et consigner les résultats. Les températures et la durée pendant laquelle les feuilles restent mouillées sont aussi à consigner afin de déterminer la maturité des ascospores, et les périodes d’infection primaire et secondaire.

Seuils d’intervention
Il faut appliquer les fongicides pour éviter l’infection pendant les périodes où le temps favorise la propagation de la tavelure du pommier. Voir la publication 360 F, ainsi que dans la publication 310 F le tableau intitulé « Relation entre la température, l’humidité et l’infection par la tavelure ». Selon le modèle de degré jour servant à évaluer la maturité des ascospores (voir la publication 310 F), quand 125 DJC sont atteints le risque d’infection primaire est élevé. Quand 418 DJC sont atteintes, la période d’infection primaire est terminée s’il est tombé assez de précipitations. S’iI n’y a pas de tavelure après la fin de l’infection primaire, la dose de fongicides peut être diminuée en conséquence. Les infections secondaires surviennent seulement si des lésions sont présentes et produisent des conidies, et que le temps est favorable aux infections. 

Avancé

Nom scientifique
Venturia inaequalis

Identification
Les deux côtés des feuilles peuvent devenir infectés et développer des lésions, bien que le revers des feuilles soit habituellement touché en premier. Sur les feuilles, les lésions fraîches ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive, ont un contour diffus et, souvent, ne sont perceptibles qu’après le stade calice. Avec le temps, les lésions vert olive deviennent brun foncé ou noires. Le nombre de lésions sur les feuilles varie au fil de la saison et de la sensibilité des cultivars. Les lésions sur les feuilles plus vieilles sont en règle générale surélevées, vont du vert foncé au gris brun, ont des contours définis et provoquent le gondolement de la feuille vers le bas. Les feuilles qui sont fortement infectées par la tavelure s’enroulent vers l’intérieur, se rident et tombent au sol.

Sur le fruit, apparaissent de petites taches qui s’étendent plus lentement que sur les feuilles (figure 4–119). Au fur et à mesure que les taches s’étendent et vieillissent, leur centre perd l’aspect velouté et noircit, devient liégeux et croûteux. Un fruit lourdement infecté devient difforme et fissuré s’il a été infecté avant d’être parvenu à maturité. Les infections des fruits qui se produisent vers la fin de l’été peuvent passer inaperçues au moment de la cueillette, mais elles se traduiront par l’apparition en cours d’entreposage, de points de la grosseur de têtes d’épingle. On parle alors de « tavelure mouchetée » et ces lésions ont tendance à se concentrer autour de la cuvette oculaire.

Souvent confondue avec

  • La tache vésiculaire - La tache vésiculaire se manifeste initialement sur les fruits par de petites cloques qui n’affectent que les pommes Mutsu, les lésions pénètrent la peau du fruit. La tavelure du pommier s’attaque à différentes variétés et les petites lésions ne pénètrent pas la peau. Toutefois à mesure qu’elles s’étendent les lésions fissurent la peau.
  • La tache de suie du pommier - La tache de suie du pommier n’apparaît que sur le fruit sous la forme de taches allant de brunes à vert olive à la surface de la peau. Les lésions causées par la tavelure du pommier s’attaquent à la fois aux fruits et au feuillage. Sur les fruits et les feuilles les lésions sont vertes et d’aspect velouté, puis en vieillissant elles deviennent noires et liégeuses.

Biologie
L’agent responsable de la tavelure hiverne dans les feuilles de pommiers infectées sur le sol du verger. Durant l’hiver et au début du printemps, de petits pseudothèces se forment à l’intérieur des feuilles infectées tombées au sol. Déjà au début du printemps, les ascospores qui servent d’inoculum primaire pour les infections de début de saison se forment à l’intérieur des pseudothèces.

La maturation des ascospores dans les feuilles mortes au pied des pommiers coïncide habituellement avec la sortie de dormance des pommiers. Ainsi, au printemps, les ascospores matures sont présentes et prêtes à infecter les premiers tissus verts. Le pourcentage d’ascospores matures présentes dans le verger atteint normalement un sommet quand les pommes sont entre le stade du bouton rose avancé et le début de la floraison.

Les ascospores matures sont libérées des pseudothèces par la pluie et soufflées par le vent vers les jeunes tissus verts. Pour qu’aient lieu la libération et la germination des ascospores ainsi que l’infection subséquente des tissus, il faut que ceux-ci restent mouillés à la suite d’une rosée ou d’une pluie. Les lésions vert olive à l’aspect velouté apparaissent de dix à vingt-huit jours après l’infection par une ascospore. Les lésions produites par les ascospores donnent lieu à des infections primaires qui, à leur tour, produisent des spores appelées conidies.

Les conidies sont disséminées depuis les lésions primaires par les éclaboussures d’eau de pluie et le vent. Elles provoquent de nouvelles infections quand le jeu combiné des températures et des périodes de mouillage des feuilles favorise leur germination et leur établissement. Ces infections, dites « secondaires », se produisent généralement sur le même arbre ou sur des arbres adjacents plutôt qu’à distance du site de l’infection primaire.

Il peut y avoir de multiples infections secondaires au cours d’une même saison de croissance. Quand les précipitations sont fréquentes, il devient extrêmement difficile de maîtriser la tavelure du pommier, surtout si la maladie résulte d’infections primaires qui se sont déclenchées au printemps.

Les jeunes feuilles non encore entièrement déployées sont très sensibles aux infections. Les vieilles feuilles peuvent devenir à nouveau sensibles au champignon à la fin de la saison; le mycélium qui était jusque-là inhibé à l’intérieur des tissus foliaires peut reprendre sa croissance, ce qui peut donner lieu à de nouvelles lésions visibles. Cette phase du cycle de la tavelure qui intervient dans l’épiderme a des répercussions considérables sur la propagation de la maladie, car elle produit l’inoculum primaire (de nouvelles ascospores) qui sera à l’œuvre le printemps suivant.

Période d’activité
La tavelure du pommier est en activité du stade de la pointe verte jusqu’à la chute des feuilles en automne.

Notes de surveillance
À partir du stade de la pointe verte il faut inspecter les feuilles et les fruits à la recherche d’indices de la tavelure et consigner les résultats. Les températures et les heurs de mouillure des feuilles sont aussi à consigner afin de déterminer la maturité des ascospores, et les périodes d’infection primaire et secondaire.

Seuils d’intervention
Il faut appliquer les fongicides pour éviter l’infection pendant les périodes où le temps favorise la propagation de la tavelure du pommier. Voir la publication 360 F, ainsi que dans la publication 310 F le tableau intitulé « Relation entre la température, l’humidité et l’infection par la tavelure ». Selon le modèle de degré jour servant à évaluer la maturité des ascospores (voir la publication 310 F), quand 125 DJC sont atteints le risque d’infection primaire est élevé. Quand 418 DJC sont atteintes, la période d’infection primaire est terminée s’il est tombé assez de précipitations. S’iI n’y a pas de tavelure après la fin de l’infection primaire, la dose de fongicides peut être diminuée en conséquence. Les infections secondaires surviennent seulement si des lésions sont présentes et produisent des conidies, et que le temps est favorable aux infections. 

Notes de surveillance

  • Surveillance de la météo - Des données météorologiques précises fournissent les maximums et minimums quotidiens qui sont indispensables à l’utilisation du modèle de degrés jours servant à évaluer la maturité des ascospores et la date probable des infections primaires (tel qu’il est indiqué ci-dessous). Le matériel de surveillance météorologique fiable dans le verger mesure la température, l’humidité relative, la période de mouillage des feuilles; autant de données utiles à la détermination de la maturité des ascospores et à la détermination des périodes d’infection.
  • Détermination du niveau d’inoculum - L’incidence de la tavelure à la cueillette ne reflète pas nécessairement la pression exercée par la maladie dans le verger, étant donné que des infections foliaires peuvent encore se déclencher après la cueillette. Afin de prévoir l’importance de l’inoculum dans le verger au printemps, évaluer la tavelure sur les feuilles à l’automne utilisant la méthode de la dose potentielle d’ascospores. Pour plus d’information voir la publication 310F du MAAARO, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier.
  • Détermination des périodes d’infection par la tavelure du pommier - À partir du moment où la dormance est terminée chez les pommiers et que le débourrement commence, il y a risque d’infection primaire quand les trois conditions suivantes se trouvent réunies :
    • présence d’ascospores matures dans les feuilles qui jonchent le sol;
    • conditions météorologiques qui favorisent la libération des ascospores et le déclenchement d’infections;
    • protection offerte par les fongicides insuffisante pour prévenir les infections;
  • Les infections secondaires surviennent seulement si des lésions sont présentes et produisent des conidies, et que le temps est favorable aux infections. 
  • Pour plus d’information concernant la détermination des périodes d’infection primaires et secondaires, et la maturité des ascospores, voir les publications 310F, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier, et 360F, Guide de la culture fruitire, du MAAARO.
  • Lutte contre la tavelure à l’aide de fongicides - Les fongicides sont utilisés pour lutter contre la tavelure du pommier dans la plupart des vergers commerciaux. Voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire, pour de l’information sur l’action des différents fongicides employés contre la tavelure du pommier.
  • Cultivars résistant à la tavelure - Il existe maintenant de nombreux cultivars qui affichent une grande résistance à la tavelure ou qui ont acquis une immunité contre elle sur le terrain. Certains de ces cultivars affichent aussi une résistance à d’autres maladies. Consulter la publication 310F du MAAARO, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier, pour une liste des cultivars résistant à la tavelure et à d’autres maladies.